Critique TF Word : le premier album de Easy, « After Dark »
Avec Alix Perez, Netsky, Bredren, Murdock, Larigold, Hiraeth, Lavance et bien d’autres, la Belgique est une puissance majeure de la drum & bass moderne. Easy rejoint cette liste.
Avec des artistes comme Alix Perez, Netsky, Bredren, Murdock, Larigold, Hiraeth, Lavance et bien d’autres, la Belgique est sans conteste l’une des grandes puissances de la drum & bass actuelle.
Le producteur anversois Marnix Steel, alias Easy, vient progressivement rejoindre cette prestigieuse liste de façonneurs de beats. Musicien autodidacte passionné de musique depuis l’adolescence, Marnix découvre la musique électronique au milieu des années 90.
C’est toutefois en 1996 qu’Easy rencontre pour la première fois la drum & bass, en entendant « Silent Cry » de A Guy Called Gerald, ce qui le pousse finalement à entrer en studio et à commencer à produire. Easy participe également activement à la scène drum & bass belge, avec des apparitions régulières dans les meilleurs clubs du pays, jusqu’à sa longue pause musicale.
Après une pause de dix ans, Easy revient en 2017 pour sortir son tout premier morceau sur Influence Records. Depuis, il a publié sa musique sur Goldfat Records, Midas Touch Recordings et pyxis’ Beats In Mind, la majorité de ses titres paraissant chez Influence. Après avoir figuré sur la compilation « Diaries From Detroit City » d’Influence Records, il revient aujourd’hui sur le label avec son premier album, « After Dark ». Cet album de 17 titres du producteur belge rend hommage aux influences qui l’ont accompagné à travers de nombreux genres et styles au fil des années.
Le LP « After Dark » s’ouvre sur une introduction profonde et mélancolique, « The Beginning », qui donne le ton de ce qui suit. Vient ensuite « Burt Bacharach », une tranche de DnB mélancolique aux échantillons vocaux sombres, parfaite pour une écoute un jour de pluie. « The Pretender » intensifie l’album avec un morceau très syncopé, enveloppé de synthés scintillants et d’ambiances cinématographiques.
« By Your Side » modifie le tempo de l’album avec une proposition mélodique et hybride d’Easy, tandis que « Always Ready » ne perd pas de temps pour faire remonter la pulsation avec un morceau de DnB profond et rugueux. Avec son énergie chargée, « To Be Free » illustre le parcours en montagnes russes de l’album, tandis que « Lovelee Dae » et « Anything » mettent en avant les influences house d’Easy.
« Meridian » ramène une fois encore l’album vers sa narration mélancolique. « Symfony » fait monter la température du voyage « After Dark » avec ses structures profondes, sombres et acérées. Le morceau-titre porte bien son nom, avec des beats dramatiques qui gagnent intensément en puissance. « Saturday » offre une délicieuse harmonie de drum & bass émotionnelle aux accents lourds. « Break 10.3 » est le dernier morceau avant que l’album n’annonce son départ avec « Interlude Dub », un titre à combustion lente, suivi de « Step In To The Light », qui clôt l’album avec des sonorités magnifiquement construites, façonnées avec soin et précision.
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