TF Spotlight : l’album « Year Of I » de Tom Finster
Nous avons discuté avec le prolifique producteur allemand de son parcours, de son premier album, de l’influence de sa ville natale sur sa musique et bien plus encore.
Nous avons discuté avec le prolifique producteur allemand de son parcours, de son premier album, de l’influence de sa ville natale sur sa musique et bien plus encore.
La Drum & Bass possède des facettes contrastées : d’un côté, la DnB percutante et frontale, de l’autre, la forme apaisante et aérienne qu’est la Liquid Drum & Bass. Certains artistes trouvent l’équilibre parfait entre le sinistre et le délicat, et Tom Finster est de ceux-là. Ayant grandi dans une ville proche de la frontière germano-tchèque, Tom Finster était souvent attiré par les décors sombres et lugubres de l’endroit. Peu à peu, son environnement l’a poussé à faire de la musique pour échapper à cette morosité.
Le producteur s’est ainsi essayé à plusieurs styles avant de faire de la drum & bass et de la halftime ses genres de prédilection. Il a sorti son premier morceau en 2018 et, après avoir publié sa musique en indépendant pendant un an, Tom Finster a fait ses débuts officiels l’année suivante. Depuis, le producteur allemand est apparu sur des labels comme NËU, VALE, Neosignal, Inspected et DIVIDID. En plus de ses productions originales, ses remixes comprennent des relectures de morceaux de Camo & Krooked, Apashe et Rohaan.
Trois ans après ses débuts, Tom Finster a sorti son premier album, intitulé « Year of I », sur ABIS, l’empreinte bass futuriste d’IMANU & Lars Dingeman, DIVIDID. L’album propose une plongée introspective dans ce que Tom Finster a accompli jusqu’ici en tant qu’artiste, et nous avons échangé avec l’intéressé au sujet de l’album, de son parcours et de bien d’autres choses.
Comment et quand l’aventure Tom Finster a-t-elle commencé ?
Tom Finster : Elle a commencé autour de mon trentième anniversaire — un peu avant, mais le premier single important est sorti ce jour-là — « Let Me Have A Crisis » — qui me rappelait de prendre du temps pour moi quand j’en avais besoin. Tom Finster est un projet qui m’est très personnel. C’est mon exutoire pour tout ce qui me touche en tant qu’être humain.
Tu t’es essayé à plusieurs styles, mais à quel moment as-tu décidé que la Drum & Bass et la halftime seraient tes genres de prédilection ?
Tom Finster : En fait, c’était une sorte de moment « allez vous faire foutre » : fuck le mainstream, fuck le succès, fuck vous tous. C’était une période étrange de ma vie. Puis c’est devenu amusant et j’ai vraiment adoré ça. Le rythme de la DnB est ce qui me porte le plus en ce moment, mais mon prochain album contient pas mal de morceaux qui n’en sont pas.
Tu as mentionné que la ville où tu as grandi avait eu une énorme influence sur ta musique. Peux-tu nous en dire un peu plus ?
Tom Finster : J’ai grandi dans un petit village entouré de nombreux arbres, de ruisseaux et d’un lac. La sensation de marcher seul dans cette nature, sans personne aux alentours, occupe encore une place importante en moi. Pour moi, c’est comme un accord sans fin, et c’est ce que je recherche souvent quand je commence à écrire un nouveau morceau.
Un premier album seulement trois ans après tes débuts sur DIVIDID. Que penses-tu du résultat final ?
Tom Finster : Je n’aurais pas pu le faire sans le soutien de DIVIDID. Et je ne parle pas de la musique en elle-même, mais de tout ce qu’il y a autour. Ils m’ont poussé à donner le meilleur de moi-même et je suis très fier de ce que nous avons fait, en particulier de l’édition limitée, qui contiendra un livre de 60 pages rempli d’informations sur les morceaux et les paroles, avec un très beau design. J’ai hâte de vous le montrer, je vais justement le terminer aujourd’hui.
Combien de temps l’album a-t-il été en préparation ?
Tom Finster : Environ un an et demi pour la musique, et six mois pour l’aspect visuel. Mais beaucoup d’idées pour les morceaux sont plus anciennes et correspondent à des choses dont je n’arrivais pas à me défaire. Il m’a fallu du temps pour les assembler et trouver le courage de chanter dessus moi-même.
Quels genres aimerais-tu produire en dehors de la DnB et de la halftime ?
Tom Finster : J’aimerais toujours faire un album d’ambient pur, mais il n’y a pas urgence. De manière générale, je décrirais mes œuvres comme de l’électronique urbaine, puisque cela englobe tous les éléments présents dans ma musique.
À quoi ressemblent tes moments loin du studio ?
Tom Finster : En ce moment, je ne passe pas beaucoup de temps en studio. J’ai déménagé dans une nouvelle ville et je travaillais sur tous les visuels, ce qui m’a pris énormément de temps — littéralement chaque minute de libre. Donc pas de loisirs cette année. Mais j’aime lire et regarder des films, ou aller me promener. J’ai arrêté de jouer aux échecs, puisque je n’arrivais plus à battre mon pote barking continues.
Quels sont les 5 morceaux que tu écoutes en boucle en ce moment ?
Tom Finster : Es brennt – so naiv sind wir nicht
Buunshin – I’m Okay
The Upbeats – We Don’t Lie
Hudson Lee – Blank Walls (Echo Map Remix)
IMANU- Pillow Talk
Écoutez « Year Of I » de Tom Finster ici :
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