Un nouveau documentaire, « Paraíso », retrace la culture rave au Portugal
Le documentaire de Daniel Mota plonge dans les débuts de la culture rave au Portugal, à travers des images d’archives inédites et les témoignages de 38 acteurs de la scène.
Le documentaire réalisé par Daniel Mota plonge dans les débuts de la culture rave au Portugal.
Réunissant les témoignages de 38 personnes ayant contribué à la scène club portugaise et à son essor, ce film de 78 minutes mêle images d’archives inédites, interviews et bien plus encore. Intitulé « Paraíso », il met en scène le producteur/DJ portugais Rui da Silva, surtout connu pour « Touch Me », Yen Sung, figure incontournable de la scène dance portugaise, ainsi que Danny Tenaglia, né à Brooklyn.
Le DJ/producteur Shcuro, nom de scène de João Ervedosa, et Maria Guedes, alias Maria Amor, ont commencé à interroger des témoins pour ce film en 2017. « Ces témoignages s’entremêlent avec des images d’archives inédites — issues de collections privées ainsi que des archives de RTP, SIC et MTV — et des photographies prises par celles et ceux qui ont documenté cette époque, comme Da Fonseca, João Curiti, Luísa Ferreira et Rita Barros », a expliqué l’équipe de Paraiso à propos du processus de réalisation.
Le documentaire a été présenté en avant-première au festival de cinéma indépendant IndieLisboa au début du mois. Il raconte l’histoire de la culture rave portugaise à travers les interviews de DJ/producteurs, mais aussi de danseurs et de promoteurs qui ont assisté à la naissance de la scène au Portugal. Plus d’un millier de photographies ont été numérisées pour la réalisation du film, comme l’a révélé une interview accordée à DJ Mag. Les spectateurs découvriront non seulement des images personnelles inédites, mais pourront aussi passer dans les coulisses d’événements et de soirées, notamment de raves organisées dans des châteaux et réunissant environ 5 000 personnes.
« Entre les interviews qui n’ont pu avoir lieu qu’à 7 heures du matin dans les coulisses d’un club et les mois passés à attendre des cassettes récupérées dans des greniers et des garages, dix années se sont écoulées », ont déclaré les producteurs dans un communiqué relayé par Resident Advisor. « Et aujourd’hui, nous regardons ce film en sachant qu’il ne s’agit pas seulement d’un documentaire — c’est une lettre d’amour à une culture qui a façonné notre identité. »
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