Aller aux articles

Nouvelles sorties musicales de novembre 2024 : Tejas, Ramil Ganjoo et plus encore

De la pop-rock au rap acéré et au heavy metal, voici le récapitulatif des sorties musicales de novembre 2024, entre souvenirs et réussites !

De la pop-rock au rap acéré et aux griffes du heavy metal, voici le récapitulatif des sorties musicales de novembre 2024, entre souvenirs et réussites !

Gunda, Encore ABJ – ‘Ruswai’

Le producteur et rappeur Tanmay Saxena, plus connu sous le nom de Gunda, raconte le chagrin d’amour et la trahison dans son morceau collaboratif ‘Ruswai’, un terme qui désigne quelque chose de honteux. Sur cette production saturée de basses, tordue par des éléments de pop, de bossa nova et de R&B, Encore ABJ (Abhijay Negi), de Seedhe Maut, débite des couplets de rap percutants sur une mélodie pop enjouée.

Porté par une bande-son aux accents de comédie d’espionnage, le single mêle paroles en hindi et en ourdou. Sorti chez Azadi Records, le lyrisme brûlant d’Encore ABJ explore la tromperie amoureuse et la complexité de la vie, tandis que Gunda se penche sur la douleur d’être abandonné par une partenaire partie sans le moindre regret.

Retrouvez Gunda sur : Instagram | Spotify

Ramil Ganjoo – ‘Sandook’

L’auteur-compositeur-interprète basé à Mumbai Ramil Ganjoo fait suite à son ode aux instants fugaces de sérénité dans la ville de Mumbai avec ‘Sandook’, un single nostalgique composé en hommage à la maison de son enfance, aujourd’hui démolie.

Tirant son titre du mot hindi signifiant « coffre » ou « malle », Ramil se remémore les souvenirs heureux vécus entre ces murs, sur un arrangement de guitare aux cordes délicates et de percussions légères. ‘Sandook’ s’enrichit des arrangements vocaux apaisants d’Avanti Singh et prend vie sous le trait de l’illustrateur Gaurang Oza, qui raconte l’histoire d’une maison créée à partir d’ombres de mains, devant un public composé d’un seul chat.

« J’ai vécu dans cette maison pendant près de 18 ans et, après sa démolition, j’ai compris à quel point elle comptait pour moi », a confié Ramil dans un communiqué de presse. « Le nom Sandook me semblait juste, parce que cet endroit était un véritable coffre au trésor rempli de souvenirs. »

Retrouvez Ramil Ganjoo sur : Instagram | Spotify

Koktun – ‘Hamjakma Phu Omo’

Le quintette énergique Koktun, originaire de Tripura et adepte d’un mélange savoureux de country et de jazz, a sorti son deuxième single, ‘Hamjakma Phu Omo’, interprété en kokborok, la langue autochtone de Tripura. En anglais, le titre se traduit par « This Is Love » et explore la loyauté, le sacrifice émotionnel et les dynamiques imprévisibles des liens amoureux. La musique déploie une mélodie folk aérienne, cousue aux instruments à cordes fétiches de Koktun — guitare acoustique et ukulélé —, à une batterie légère et à des nappes de claviers brillantes.

Le chanteur du groupe, Amir Jamatia, nous explique par e-mail : « Cette chanson en kokborok explore avec sincérité la complexité émotionnelle des relations. Elle dépeint les difficultés d’aimer quelqu’un dont le charme réside dans une nature contradictoire : une voix douce et attachante, capable d’apaiser toute colère, associée à un entêtement qui met la patience à l’épreuve. »

La suite se profile déjà, puisque Koktun sortira son premier album, ‘Kerang Kothoma’, en janvier 2025.

Retrouvez Koktun sur : Instagram | Spotify

KIMKID – ‘Fuzzy World’

L’auteur-compositeur et producteur Arjun Mukherjee, qui officie sous le pseudonyme KIMKID, révèle son côté rock musclé dans son nouveau single ‘Fuzzy World’, qui puise dans le sentiment de déconnexion émotionnelle, la frustration et la paralysie provoquée par l’adaptation à la norme. Avec le producteur DeepC, collaborateur régulier, et le guitariste Headu, ‘Fuzzy World’ s’appuie sur des lignes de basse saccadées et des cymbales éclatantes pour façonner un morceau de punk-rock indie énergique.

Selon l’artiste, « la chanson exprime l’angoisse punk face à la vie en camisole de force que notre conditionnement nous impose ».

Retrouvez KIMKID sur : Instagram | Spotify

Five YearsFromNow – ‘Kya Hua’

Le trio Five YearsFromNow, basé à Hyderabad et composé de Kai Gurung, Sumanth Krishna Battu et Shan Paul, donne suite à son remarquable morceau de future bass ‘Lost In You’ avec une réflexion sur la « prise de conscience et la connexion » dans son nouveau single ‘Kya Hua’.

La musique accompagne l’auditeur dans un voyage d’introspection et de découverte de soi, portée par des envolées de dance music mélodique, des accords de guitare sombres, des passages vocaux graves et une production EDM inventive.

Le groupe déclare : « Pour nous, ce morceau rappelle la beauté de la pause et le chemin qui mène de l’ignorance à la conscience. C’est notre manière de partager cette prise de conscience avec les autres. »

Retrouvez Five YearsFromNow sur : Instagram | Spotify

papabear – ‘Love, me’

L’auteur-compositeur-interprète Samarth Bahl, qui se produit sous le nom de papabear, a sorti son dernier single ‘Love, me’, décrit comme « une chanson très personnelle et introspective », qui fait office de lettre d’amour à son jeune lui. Musicalement, papabear s’aventure sur un terrain folk ondoyant, assemblé autour d’un jeu de guitare fluide, de motifs de percussions délicats et de touches de cuivres mélancoliques.

Commencée il y a cinq ans, en 2019, la pochette fait également référence au chiffre cinq : elle reprend une photo du jeune Samarth découpant son gâteau sur le thème de Batman lors de son cinquième anniversaire. ‘Love, me’ annonce aussi une série de projets musicaux à venir pour papabear, qui prépare la sortie de son EP l’année prochaine. Samarth nous avait parlé pour la première fois de cet EP en 2022, lorsque nous avions échangé au sujet de ‘City Takeover’ d’Azadi Records et Nrtya à Mumbai.

Retrouvez papabear sur : Instagram | Spotify

Bodhi and the Omega Force – ‘Destroyer’

Le guitariste et producteur de Kolkata Bodhisattwa Ghosh puise dans la philosophie et la mythologie pour le premier single de son nouveau groupe de rock, Bodhi and the Omega Force, composé des musiciens Subhagata ‘Rivu’ Singha, Mainak ‘Bumpy’ Nag Chowdhury et Gaurab ‘Gaboo’ Chatterjee. Enveloppée de motifs de rock progressif, de hard rock et de metal, et traversée par la musique classique indienne, cette composition instrumentale rend hommage à la divinité Shiva, le dieu de la destruction.

S’inspirant de la virtuosité de Steve Vai, Eddie Van Halen et Jimi Hendrix, le quatuor ne retient rien et livre des riffs de guitare électrique foudroyants, une batterie fracassante, une basse solide et des solos de guitare féroces. Tourné au 5 Strings Studio, le clip a été réalisé par Shan Bhattacharya et intègre également des images générées par IA, fournies par Runaway AI, montrant des scènes de guerre, de dévastation, des sans-abri et les élites.

Bodhisattwa a déclaré dans un communiqué : « Cette composition est une prière adressée à l’idée d’une entité divine qui descendrait sur Terre pour détruire la civilisation décadente et tout le mal que nous sommes devenus, puis relancerait le cycle de la vie, ouvrant la voie à une nouvelle ère de création et de prospérité. »

« Les événements actuels à travers le monde nous montrent que la société et la civilisation dans leur ensemble sont devenues totalement corrompues, mauvaises et décadentes, et qu’il est temps que notre civilisation soit détruite, que le mal soit entièrement éradiqué, afin de laisser place à l’aube d’un nouvel âge d’or. »

Retrouvez Bodhi and the Omega Force sur : Instagram | Spotify

Vatsal – ‘Sukoon’

Portée par des guitares et des percussions entraînantes, voici une ballade feel-good signée par l’auteur-compositeur-interprète et producteur basé entre New Delhi et Dehradun, Vatsal. Dans un virage joyeux par rapport à son précédent titre, ‘In Your Love’, Vatsal présente Sukoon comme « une réflexion introspective sur la découverte de soi ».

Véritable homme-orchestre, Vatsal Verma assurant le mixage, le mastering et la production, le morceau intègre aussi des cris ou sifflements paisibles, savamment cousus à l’ensemble, qui lui insufflent une sensation de fraîcheur.
Interprété en hindi, ‘Sukoon’ est, selon Vatsal, « conçu pour celles et ceux qui affrontent les difficultés quotidiennes de la vie ».

Retrouvez Vatsal sur : Instagram | Spotify

rinaldo – ‘won’t forget you’

Le musicien de Goa rinaldo fait vivre les moments précieux partagés avec un proche disparu dans sa nouvelle composition acoustique mélancolique, intitulée ‘won’t forget you’. Porté par des paroles poignantes, l’auteur-compositeur-interprète a écrit une chanson pleine de tendresse qui préserve les souvenirs heureux de son ami proche, tragiquement décédé plus tôt cette année.

Soutenue par une voix fluide et une guitare acoustique jouée en arpèges, la musique accueille avec finesse des touches de cordes sombres, des accords de clavier lugubres et des nappes de cuivres apaisantes. Par e-mail, rinaldo explique que ce single « offre un aperçu de mon parcours pour accepter cette perte, tout en célébrant le lien inoubliable que nous partagions ».

Retrouvez rinaldo sur : Instagram | Spotify 

Tejas – ‘Small Victories’

L’auteur-compositeur-interprète Tejas a marqué les dix ans de la sortie de son premier EP, ‘Small Victories’, en rééditant ce projet déterminant de sa carrière sous forme d’album, enrichi de trois nouveaux singles. Contrairement à sa version de 2014, ce disque contient le morceau-titre, ainsi que la toute première chanson qu’il ait écrite, ‘See You Tonight’, et une nouvelle venue, ‘Stationary’.

‘Small Victories’ s’inscrit naturellement dans le répertoire pop-rock de Tejas, rehaussé par un solo de guitare électrique élégant signé Warren Mendonsa, alias Blackstratblues, qui avait également contribué à l’EP en 2014. Sur ‘Stationary’, l’artiste privilégie une interprétation acoustique percutante. ‘See You Tonight’ complète l’album avec un morceau indie rêveur, dont le tempo s’élève progressivement au fil d’une batterie battante et d’accords de guitare délicats, le tout porté par la voix nette de Tejas.

« Une décennie, c’est long dans le monde actuel pour un artiste indépendant, c’est pourquoi j’ai décidé d’honorer ma première sortie en la remasterisant et en la rééditant pour les fans comme pour les amis », a expliqué Tejas au sujet de cette nouvelle édition de son premier EP. « On éprouve un attachement particulier pour sa première sortie parce qu’elle a tout déclenché ; on la regarde aussi avec gêne, en repensant à la personne plus jeune que l’on était, aux erreurs et aux déclarations audacieuses que l’on faisait à l’époque, sans vraiment savoir ce qui allait arriver ensuite. »

Vous pouvez découvrir en profondeur tout ce qui a entouré la création de l’EP dans ‘The Making of Small Victories’, un podcast de près d’une heure et demie réunissant Tejas, le batteur Jehangir Jehangir, le bassiste Adil Kurwa, l’ancien manager Krish Makhija et le claviériste et compositeur Aalok Padhye.

Retrouvez Tejas sur : Instagram | Spotify

Vous aimerez peut-être aussi :

Nouvelles sorties musicales d’octobre 2024 : Rono, Yohan Marshall et plus encore

TFword en conversation avec Karan Kanchan

‘Taambdi Chaamdi’ reçoit une nouvelle touche signée KSHMR

Newsletter TF Word

Le meilleur de la nouvelle musique, chaque semaine

Un e-mail par semaine : les articles qui valent la lecture et les concerts qui valent le déplacement. Pas de spam, désabonnement à tout moment.

Lisez ici, allez-y ensuite

Chaque article de TF Word commence par une sortie.

Trouvez les concerts, festivals et soirées dont parle le magazine.

Trouver des événements près de chez vous