Les moments clés de l’ascension de Charlotte de Witte vers la gloire techno
De ses débuts d’adolescente dans les clubs underground de Gand à la mainstage de Tomorrowland, Charlotte de Witte s’est imposée dans la techno.
De ses débuts d’adolescente dans les clubs underground de Gand à la mainstage de Tomorrowland, Charlotte de Witte s’est forgé une carrière remarquable dans la musique électronique, en pionnière et en figure incontournable de la techno.
Voici un retour sur les moments clés et les éléments essentiels à connaître de son impressionnante carrière.
Une nouvelle ville, de nouvelles leçons
Adolescente, Charlotte de Witte a quitté la petite ville d’Evergem pour la cité portuaire de Gand. Ce changement lui a ouvert les portes de ses premières véritables expériences de la vie nocturne, de la culture club et de l’électro, notamment des sons portés par des artistes comme The Bloody Beetroots, MSTRKRFT et Erol Alkan.
C’est à cette époque, dans la cave médiévale du club underground Make Up Club, que de Witte a découvert pour la première fois une profonde affinité avec l’art du mix et du DJing. « Je me souviens être immédiatement tombée amoureuse de l’art d’assembler les morceaux, parce que je pouvais voir les DJ de très près, et cette compétence me fascinait vraiment », a-t-elle raconté lors d’un entretien avec le GRAMMY Museum en 2025.
Premier passage à Tomorrowland
Un an après ses débuts derrière les platines et l’affinement de ses compétences sous le pseudonyme de Raving George, elle a remporté un concours de DJ organisé par Studio Brussel. Son set de 30 minutes a surpassé ceux des deux autres finalistes, Beatgrinders et Dave Till.
Cette victoire lui a valu un créneau d’ouverture sur la mainstage de Tomorrowland en 2011, ainsi qu’une résidence sur Studio Brussel. L’élan créé par ce succès et sa performance sur la mainstage ont rapidement fait de Raving George un nom reconnu sur la scène électronique belge en pleine effervescence.
S’approprier l’identité de Charlotte de Witte
Quatre ans après sa percée à Tomorrowland, forte de sorties d’EP sur Crux Records (« Obverse EP ») et Bad Life (« Monodon Monoceros »), Charlotte de Witte a choisi de faire avancer sa carrière en abandonnant le pseudonyme à connotation masculine de Raving George. Dans une publication partagée sur Instagram, elle expliquait avoir adopté ce nom pour éviter d’être programmée simplement parce qu’elle était une femme, et vouloir mettre l’accent là où elle estimait qu’il devait être : sur la musique.
Dans ce message plein d’assurance, Charlotte de Witte montrait clairement qu’elle abordait ce nouveau chapitre avec confiance. « Aujourd’hui, je suis ailleurs. Je sais où je vais et, surtout, je sais où je veux être. J’ai donc décidé de poursuivre cette aventure sous mon vrai nom : Charlotte de Witte. Je crois sincèrement que c’est la bonne décision, et j’espère pouvoir continuer à compter sur votre amour et votre soutien, dont je suis très reconnaissante. Il est temps d’arrêter de me cacher. Voilà qui je suis. »
Plus tard, en 2017, de Witte déclarait au magazine culturel indépendant The Skinny : « Je voulais que les gens viennent à un set parce qu’ils aimaient la musique, pas parce que je suis une femme ou, pire encore, une créature avec des seins. Quand j’ai commencé, il y a sept ans, le sexisme était bien plus présent qu’aujourd’hui. J’ai l’impression que, surtout dans la techno, les choses évoluent dans la bonne direction. »
Le règne de Tomorrowland
Depuis 2017, cette figure de la techno est devenue une présence incontournable du plus grand festival de dance music au monde, ou presque : Tomorrowland à Boom, en Belgique. Elle est entrée dans l’histoire en devenant la première artiste féminine à clôturer la mainstage du festival en 2022, avant d’enchaîner avec une nouvelle performance électrisante en tête d’affiche de l’édition brésilienne en 2024.
En 2025, Charlotte de Witte est revenue au moment précis qui avait lancé son aventure sur la mainstage, revenant ouvrir le festival comme elle l’avait fait en 2011. Cette fois, la figure de proue de la techno a ouvert et clôturé la mainstage le même jour. À la tête de deux sets distincts, elle a mis le feu aux deux sessions, électrisé le public et ajouté un nouveau jalon historique à son héritage.
Au-delà de l’énergie insufflée aux ravers de Tomorrowland, Charlotte de Witte et son label techno KNTXT ont régulièrement pris les commandes de scènes dédiées au festival depuis 2018.
Les débuts d’album tant attendus
Après quinze ans sur la scène électronique, six premières places consécutives dans le Techno Top 100 de DJ Mag, de nombreux singles et EP et des passages dans les festivals et salles les plus convoités au monde, Charlotte de Witte a enfin sorti son premier album éponyme fin 2025.
Elle a décrit le disque comme « une part de moi, exprimée par le son », et comme « un monde bâti sur d’innombrables nuits, d’innombrables beats et la conviction inébranlable que la musique de club a toujours le pouvoir de nous émouvoir, de nous transformer et de nous rapprocher ».
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