Recevez les analyses du secteur
  1. Accueil
  2. Blog des organisateurs
  3. Production de festivals
  4. Bilan carbone des festivals gastronomiques : électricité, propane et transport

Bilan carbone des festivals gastronomiques : électricité, propane et transport

Découvrez comment mesurer et réduire l’empreinte carbone d’un festival, avec des repères comme 0,5 kWh par visiteur et par jour et les émissions du propane.

Les festivals sont des célébrations pleines de vie, mais ils peuvent laisser une empreinte carbone importante en coulisses. Pour les festivals gastronomiques en particulier, les sources d’émissions vont de l’électricité qui alimente l’éclairage et le matériel de cuisine au propane des réchauds des exposants, en passant par les déplacements des participants, des exposants et des approvisionnements jusqu’au site. Le bilan carbone – qui consiste à mesurer toutes ces émissions – est désormais une pratique essentielle pour les organisateurs qui veulent produire des événements durables et communiquer de manière crédible sur leur impact environnemental. Ce guide s’appuie sur des expériences concrètes de festivals pour aider les producteurs à comptabiliser leurs émissions et à planifier des réductions significatives.

Pourquoi le bilan carbone est important pour les festivals

La durabilité n’est plus un simple « plus » pour les festivals : les attentes augmentent. Les publics, les sponsors et les communautés demandent de plus en plus aux événements de limiter leur impact environnemental et de contribuer aux solutions climatiques. Les grands festivals peuvent générer des milliers de tonnes de CO?e (équivalent dioxyde de carbone), notamment ceux qui attirent un public international et génèrent d’importantes émissions. Par exemple, des événements comme Cannes Film Festival ou le festival musical français Les Vieilles Charrues affichent une empreinte de plusieurs milliers de tonnes de CO?e, principalement en raison des déplacements des participants et des artistes, ainsi que de la consommation d’énergie. En réalisant un bilan des gaz à effet de serre (GES), les organisateurs peuvent identifier leurs principales sources d’émissions et faire preuve de transparence. Cela permet non seulement de guider des stratégies de réduction efficaces, mais aussi de renforcer la réputation du festival. Un festival écoresponsable attire les participants et les partenaires sensibles à l’environnement, et peut même faire économiser de l’argent en réduisant les dépenses énergétiques inutiles.

Surtout, un bilan carbone crédible aide à éviter les accusations de « greenwashing ». Les producteurs doivent étayer toute affirmation écologique par des données concrètes. Communiquer honnêtement sur l’empreinte d’un festival – et rendre compte des progrès au fil du temps – renforce la confiance. Qu’il s’agisse d’une fête de cuisine de rue locale ou d’un salon gastronomique international, mesurer et gérer les émissions carbone montre que les organisateurs prennent la durabilité au sérieux.

Cartographier l’empreinte carbone d’un festival gastronomique

Pour comptabiliser les émissions, le type et l’ampleur de l’événement comptent. Un petit festival gastronomique local, fréquenté principalement par des habitants, aura un profil d’émissions très différent de celui d’un grand festival de gastronomie et de vin attirant des voyageurs internationaux. Cependant, dans la plupart des festivals, quelques grandes catégories dominent l’empreinte carbone :

Free Tool: Size Your Festival Site

Zoned capacity planning for arena, campsite, parking and entry lanes — against UK Purple Guide and NFPA density standards. Finds your bottleneck zone.

  • Transport : Les déplacements des participants, des exposants et du personnel constituent souvent la source la plus importante d’émissions. Des études montrent que le transport peut représenter la majorité des émissions d’un événement, atteignant souvent plus de 80 % de son impact total. Imaginez des milliers de personnes qui se rendent au même endroit en voiture (ou en avion) pendant un week-end. Un rapport du secteur a constaté que les déplacements du public représentaient en moyenne environ 80 % des émissions des festivals britanniques. Même pour les événements plus modestes, le transport pèse lourd : la concentration des trajets vers un même lieu sur une courte période crée un impact disproportionné sur les infrastructures locales.

  • Électricité/Énergie : Les festivals ont besoin d’électricité pour les scènes, l’éclairage, la réfrigération, les systèmes audio et bien plus encore. Beaucoup dépendent de groupes électrogènes diesel ou d’autres combustibles fossiles pour l’alimentation sur site, ce qui produit d’importantes émissions de CO? et une pollution atmosphérique. Au Royaume-Uni, les festivals brûlent collectivement des millions de litres de diesel chaque année (plus de 4,9 millions de litres par an). La production d’électricité peut représenter 10 à 20 % ou plus de l’empreinte d’un festival, selon la manière dont l’électricité est produite. Toutefois, certains festivals précurseurs ont réduit ces émissions en passant aux énergies renouvelables ou à des combustibles plus propres (nous y revenons plus bas).

    Planning a Festival?

    Ticket Fairy's festival ticketing platform handles multi-day passes, RFID wristbands, and complex festival operations.

  • Propane et combustibles de cuisson : Les festivals gastronomiques comptent souvent des dizaines, voire des centaines, d’exposants qui cuisinent sur place, généralement au propane (GPL) pour les réchauds et les grils. Le propane brûle plus proprement que le diesel en matière de qualité de l’air, mais sa combustion produit tout de même des émissions de CO?. Chaque kilogramme de propane brûlé produit environ 3 kg de CO?. La consommation totale de propane de tous les stands peut représenter une part notable de l’empreinte carbone, mais elle est parfois oubliée dans les bilans. Par exemple, si 100 bouteilles standard de propane de 13,5 kg sont utilisées pendant un événement, cela représente environ 4 000 kg de CO? émis uniquement par le combustible de cuisson. Un bilan carbone rigoureux implique de suivre cette consommation pour tous les exposants.

  • Production alimentaire et déchets : Pour les festivals gastronomiques, les ingrédients et les aliments servis peuvent eux-mêmes avoir une empreinte carbone importante. L’élevage destiné à la production de viande, par exemple, est très émetteur de carbone. Des recherches récentes sur les festivals ont montré que la production de nourriture et de boissons pouvait être la deuxième source d’émissions après les déplacements, avec une moyenne d’environ 35 % de l’empreinte carbone d’un festival lorsque les émissions de la chaîne d’approvisionnement sont incluses. Dans un exemple précurseur, le festival britannique Shambala Festival a supprimé la viande et le poisson en 2016 pour réduire son impact environnemental, une décision qui aurait permis d’économiser environ 100 tonnes de CO? par an. Par ailleurs, le traitement des déchets issus de la restauration peut générer des émissions, notamment lorsque les déchets organiques sont enfouis et produisent du méthane. Les déchets représentent généralement une part plus faible des émissions de CO?e en valeur absolue, mais leur gestion durable (recyclage et compostage) reste essentielle à la démarche environnementale globale d’un événement et permet d’éviter les puissants gaz à effet de serre issus de la décomposition des déchets.

À retenir : La combinaison des sources d’émissions varie selon chaque festival. Par exemple, un festival gastronomique rural où la plupart des participants parcourent de longues distances en voiture aura une empreinte dominée par le transport ; un festival gastronomique urbain installé sur des sites alimentés par le réseau pourra constater que l’approvisionnement alimentaire et les combustibles des exposants pèsent davantage. C’est pourquoi un bilan carbone détaillé couvrant l’électricité, le propane et le transport (entre autres) est si important : il indique où concentrer les efforts.

Électricité : réduire les émissions liées au réseau et aux groupes électrogènes

Fournir une alimentation électrique fiable lors d’un festival est indispensable, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la planète. Traditionnellement, de nombreux festivals en plein air louent des groupes électrogènes diesel pour produire leur électricité. Les groupes diesel sont polyvalents et fiables, mais ils émettent du CO?, des particules et des oxydes d’azote, produisent des nuisances sonores et contribuent à la pollution atmosphérique locale. En réalité, utiliser du diesel lors d’un événement présenté comme « écologique » peut se retourner contre lui publiquement. Par exemple, Off-Grid Living Festival en Australie – un événement consacré à un mode de vie durable – a été critiqué lorsque les participants ont découvert qu’il utilisait des groupes électrogènes diesel, ce qui a affaibli son message et entraîné des accusations d’hypocrisie. La leçon est claire : pour préserver leur crédibilité, les festivals doivent aligner leurs sources d’énergie sur leurs valeurs de durabilité.

Free Tool: Project Your Bar Revenue

Per-head spend benchmarks by event type turned into projected bar and food revenue, with a stock-mix estimate and gross-margin line. Free calculator.

Mesurer les émissions liées à l’électricité : Commencez par suivre tous les combustibles et toute l’électricité utilisés pour alimenter l’événement. Si vous utilisez des groupes électrogènes, notez le nombre total de litres de diesel ou d’essence consommés (ou le nombre d’heures de fonctionnement et la puissance du groupe pour estimer la consommation). Chaque litre de diesel brûlé produit environ 2,68 kg de CO?. Si le festival est raccordé au réseau électrique, demandez à votre fournisseur ou au lieu les kWh consommés et appliquez le facteur d’émission du réseau local (qui peut être proche de zéro pour un réseau largement alimenté par les renouvelables, ou atteindre environ 0,5 kg de CO? par kWh pour un réseau dépendant du charbon). N’oubliez pas les équipements plus petits, comme les mâts d’éclairage mobiles ou les groupes de secours. Certains festivals centralisent l’achat de carburant, ce qui facilite le suivi ; d’autres devront recueillir les données auprès de plusieurs prestataires de production et régisseurs de scène.

Pour estimer les besoins électriques de référence avant un événement, les repères du secteur peuvent être très utiles. Les besoins varient fortement selon l’ampleur de la production, mais un repère souvent cité pour les événements en plein air est d’environ 0,5 kWh par visiteur et par jour. Un festival accueillant 10 000 participants sur un week-end peut donc prévoir une consommation de référence d’environ 10 000 kWh, même si une restauration importante ou de grandes scènes principales feront augmenter ce chiffre. Utiliser cette mesure de 0,5 kWh par participant aide les producteurs à dimensionner correctement leurs premières commandes de groupes électrogènes et à repérer les anomalies dans leur bilan carbone après l’événement.

Need Festival Funding?

Get the capital you need to book headliners, secure venues, and scale your festival production.

Stratégies pour réduire les émissions liées à l’électricité :

  • Dimensionner et optimiser les groupes électrogènes : Évitez de surdimensionner les groupes « au cas où ». Évaluez les besoins énergétiques des scènes, des cuisines et des exposants. Utilisez du matériel économe en énergie (éclairage LED, appareils basse consommation) pour réduire la demande. Louez ensuite des groupes adaptés à la charge nécessaire et répartissez intelligemment l’alimentation sur le site. Un groupe correctement dimensionné et fonctionnant à sa charge optimale consomme beaucoup moins de carburant (et émet moins par kWh produit) que plusieurs groupes à moitié chargés qui brûlent du carburant inutilement.

  • Passer à un combustible plus propre : De nombreux festivals délaissent le diesel fossile au profit des biocarburants ou d’autres solutions. L’huile végétale hydrotraitée (HVO), un diesel renouvelable fabriqué à partir d’huiles usagées, est une option populaire. En 2023, le gigantesque festival britannique Glastonbury Festival a indiqué que 100 % de son alimentation électrique sur site reposait sur des sources renouvelables : carburant HVO à la place du diesel, énergie solaire et stockage sur batteries, éliminant complètement l’utilisation de diesel classique. Le HVO et le biodiesel durable peuvent réduire fortement les émissions nettes de CO? des groupes électrogènes (de 80 à 90 % dans les meilleurs cas), à condition que l’approvisionnement soit certifié durable (sans huile de palme, par exemple). Les événements plus petits peuvent aussi étudier les biocarburants disponibles localement ou même l’électricité du réseau si le lieu peut fournir des raccordements : les réseaux nationaux se décarbonent progressivement, et l’électricité du réseau peut donc produire moins d’émissions qu’un groupe diesel.

  • Intégrer les énergies renouvelables : Des producteurs précurseurs ont démontré que le solaire et l’éolien pouvaient fonctionner même pour des événements temporaires. Des panneaux solaires mobiles, des batteries installées sur site et même de petites éoliennes peuvent fournir une partie de l’électricité du festival sans émissions. Glastonbury installe une éolienne temporaire de 300 kWh pour alimenter l’une de ses zones de marché pendant le festival, et de nombreux événements utilisent des installations solaires pour recharger des batteries qui alimentent ensuite les scènes après la tombée de la nuit. Une installation solaire avec batteries pour une grande scène représente un investissement, mais les systèmes hybrides deviennent de plus en plus viables. Les festivals peuvent par exemple installer des bornes de recharge de téléphones à l’énergie solaire ou des mâts d’éclairage LED équipés de panneaux solaires et de batteries. Ces solutions réduisent les émissions et offrent aux participants un symbole très visible de la durabilité en action.

    Keep Tickets in Fans' Hands

    Our secure resale marketplace lets attendees exchange tickets at face value, eliminating scalping while keeping you in control of the secondary market.

  • Engagements du secteur et innovation : Les organisateurs de festivals du monde entier collaborent pour réduire l’utilisation des groupes électrogènes. Au Royaume-Uni, des dizaines d’événements ont rejoint l’engagement Festival Vision:2025 visant à diviser par deux leur consommation de diesel d’ici 2025. Cette initiative a stimulé l’expérimentation dans le domaine de l’énergie. Certains événements ont réussi à faire fonctionner des scènes ou des zones entières grâce aux renouvelables. Même lorsque les groupes restent nécessaires, des améliorations progressives – comme une gestion efficace de la charge ou l’arrêt programmé des équipements non essentiels pendant les heures creuses – peuvent réduire sensiblement les besoins en carburant. Suivez les progrès d’une année sur l’autre : mesurez par exemple les litres de carburant par participant ou par jour d’événement.

Propane et combustibles de cuisson : rendre la zone de restauration plus durable

Lors d’un festival gastronomique, l’odeur des plats grillés et grésillants fait partie de l’attraction. Mais les grils et les friteuses à gaz, généralement alimentés au propane (GPL) ou au butane, contribuent discrètement à l’empreinte carbone de l’événement. Pour des raisons de sécurité et de praticité, de nombreux festivals gastronomiques n’autorisent que la cuisson au gaz ou à l’électricité (les feux de bois à l’air libre sont souvent interdits). Le propane est populaire parce qu’il est facile à transporter et offre une puissance énergétique élevée. Toutefois, brûler un kilogramme de propane libère environ 3 kg de CO?, et les multiples bouteilles de 20 lb (environ 9 kg) utilisées par chaque exposant peuvent collectivement émettre plusieurs tonnes de CO? sur un festival de plusieurs jours.

Pour calculer ces impacts, il est essentiel de connaître précisément les émissions de CO2 du propane par kilogramme afin d’établir un rapport fiable. Comme chaque kilogramme de GPL produit environ 3 kg de dioxyde de carbone, même de petits gains d’efficacité réalisés sur des dizaines de stands réduiront sensiblement votre empreinte globale.

Mesurer et gérer la consommation des exposants : Il est important d’inclure le combustible utilisé par les exposants dans votre bilan carbone. Une approche pratique consiste à interroger les exposants gastronomiques sur leur consommation. Les organisateurs peuvent leur demander d’indiquer le nombre de bouteilles de gaz qu’ils prévoient d’utiliser (ou qu’ils utilisent réellement) pendant l’événement. Autre possibilité : fournir le combustible sur site (recharges de propane ou électricité). Cela améliore la sécurité et la cohérence, tout en permettant à l’événement de suivre directement la consommation totale. Par exemple, si les exposants d’un festival utilisent 50 bouteilles de GPL, ces données peuvent être converties en émissions de CO? et intégrées au rapport d’empreinte.

Stratégies de réduction des émissions liées à la cuisson :

  • Optimiser les opérations de cuisson : Encouragez les exposants à adopter des pratiques économes en combustible. Des gestes simples, comme couvrir les casseroles pour faire bouillir l’eau plus vite, éteindre les brûleurs pendant les périodes creuses ou utiliser du matériel efficace (par exemple des friteuses ou des grils bien isolés), peuvent réduire la consommation. Les organisateurs peuvent proposer aux exposants une formation ou des fiches pratiques sur la cuisson efficace, ce qui peut aussi leur faire économiser de l’argent sur le combustible.

    Accept Payments Across 13 Countries

    Local currency processing via Stripe, Razorpay, Xendit, Paystack, and OXXO across 13 countries with region-specific payment methods.

  • Passer à la cuisson électrique (lorsque c’est possible) : Si votre festival peut fournir suffisamment d’électricité (de préférence issue d’une source renouvelable), envisagez d’encourager les exposants à utiliser des plaques électriques, des plaques à induction ou des appareils électriques de maintien au chaud plutôt que le gaz. Cette solution ne convient pas partout : elle dépend des infrastructures électriques et du type de cuisine, mais elle devient de plus en plus accessible. Certains événements gastronomiques urbains organisés dans des lieux équipés peuvent par exemple utiliser le réseau pour alimenter les stands, éliminant ainsi les combustibles fossiles sur site si le réseau est renouvelable. Gardez à l’esprit que les appareils de cuisson électriques puissants consomment beaucoup d’énergie : vérifiez que l’alimentation peut les supporter pour éviter les coupures.

  • Combustibles alternatifs : Quelques festivals innovants ont testé le biogaz ou d’autres combustibles renouvelables pour la cuisson. Lors d’un événement gastronomique en plein air au Canada, des chefs ont choisi des poêles à granulés de biomasse pour des démonstrations culinaires, réduisant leur dépendance aux réseaux classiques. Le biogaz (méthane renouvelable capté à partir de déchets organiques) peut parfois remplacer le propane dans des cas particuliers. Le biogaz mobile n’est pas encore largement disponible, mais il se profile à l’horizon à mesure que la demande en combustibles de cuisson renouvelables augmente. En Europe, des entreprises proposent également du BioLPG (propane produit à partir de matières premières renouvelables), dont l’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie est bien plus faible. Encore émergent, le biopropane pourrait devenir une option pour les exposants dans les prochaines années, en réduisant directement les émissions de CO? sans nécessiter de nouveau matériel.

  • Centraliser et mutualiser : Dans certains cas, les festivals rationalisent leur consommation d’énergie pour la cuisson en fournissant une cuisine commune. Un festival peut par exemple installer une grande tente-cuisine collective équipée de matériel professionnel à haut rendement, alimentée par une source de combustible ou d’électricité centralisée, où plusieurs exposants peuvent cuisiner. Cette solution peut être plus efficace que chaque stand utilisant son propre équipement moins performant. Elle permet aussi d’utiliser des systèmes plus grands et plus propres, comme un groupe électrogène au biodiesel alimentant des postes de cuisson électriques ou une citerne de propane plus efficace que de nombreuses petites bouteilles. Ce modèle demande de la coordination, mais il peut réduire fortement la consommation totale de combustible et les émissions.

En prêtant attention au propane et aux combustibles de cuisson, les festivals gastronomiques réduisent leurs émissions et améliorent souvent leur sécurité (avec moins de bouteilles de gaz encombrant le site). Ils peuvent aussi mettre en avant ces efforts dans leur démarche de durabilité. Les participants apprécieront de savoir que même la zone de restauration fait partie de la solution, et non seulement du problème.

Transport : réduire les émissions liées aux déplacements

Les déplacements sont depuis longtemps le sujet incontournable de la durabilité événementielle. Faire venir les personnes et les marchandises au festival, puis les ramener, produit généralement la part du lion des émissions. Pour les festivals gastronomiques, cela inclut les participants qui viennent en voiture ou en avion, les trajets du personnel, les déplacements des food trucks et des véhicules des exposants, ainsi que les chefs ou artistes invités venant de loin. Les émissions liées au transport sont difficiles à réduire, mais c’est aussi là que le potentiel d’économie de carbone est le plus important.

Évaluation – connaître l’empreinte des déplacements de votre public : Recueillir des données sur la manière dont les participants se rendent à votre événement est fondamental. De nombreux festivals utilisent des sondages pendant ou après l’achat du billet pour interroger les participants sur leurs projets de déplacement (ville de départ, mode de transport, nombre de passagers dans la voiture, par exemple). D’autres comptent les voitures et réalisent des échantillonnages sur les parkings pour estimer le taux de covoiturage, ou suivent le nombre de billets de bus et de train utilisés dans le cadre de forfaits de transport du festival. Même des estimations approximatives peuvent aider : savoir que 70 % de vos 5 000 participants sont venus seuls en voiture depuis une distance moyenne de 50 km fournit une base pour calculer les émissions et cibler les améliorations. Utilisez votre plateforme de billetterie pour vous aider : de nombreux systèmes (comme Ticket Fairy) permettent d’ajouter des questions personnalisées lors du paiement, par exemple sur le mode de transport prévu ou le lieu de départ de chaque acheteur. Vous pouvez ainsi recueillir les données de transport en amont et commencer à estimer les émissions liées aux déplacements. Dans le cas de Shambala, l’équipe a travaillé avec les exposants gastronomiques pour enregistrer les ingrédients de chaque plat dans une application de calcul d’empreinte carbone et a recueilli les données de point de vente afin d’estimer les émissions liées à l’alimentation à 54,1 tonnes de CO?e pour le festival. Ce calcul reposait sur le poids et l’origine supposée des ingrédients. Cette approche très détaillée peut aller au-delà des moyens de nombreux festivals, mais elle montre la direction prise par le secteur. Même si vous commencez par des estimations simples, l’objectif est d’améliorer progressivement la précision des données.

Stratégies pour réduire les émissions liées au transport :

  • Encourager le covoiturage et le partage de trajets : Le covoiturage peut réduire fortement les émissions par personne en remplissant les sièges disponibles. Des événements du monde entier rivalisent d’idées pour encourager le partage de trajets. Un exemple célèbre est « Carpoolchella », la campagne de Coachella Festival qui offre des récompenses VIP aux personnes pratiquant le covoiturage avec au moins quatre passagers. En Europe, de grands festivals comme Lowlands (Pays-Bas) et Down the Rabbit Hole (Pays-Bas) utilisent une application dédiée pour mettre les participants en relation et suivre les trajets partagés. Ces plateformes réduisent les émissions et fournissent aux organisateurs des données en temps réel sur les habitudes de déplacement. Même les festivals plus petits peuvent agir simplement : proposer un parking à tarif réduit ou prioritaire aux voitures transportant au moins trois personnes, ou créer un groupe Facebook ou une page sur la plateforme de billetterie où les participants peuvent organiser leurs trajets. Lors d’un récent événement gastronomique canadien (Feast On® Kingston), 44 % des 169 participants ont pratiqué le covoiturage, évitant environ 2,76 tonnes de CO? d’émissions – un résultat remarquable pour un rassemblement de cette taille.

  • Développer les transports en commun et les navettes : Travaillez avec les autorités de transport pour faciliter l’utilisation des trains, des bus et des navettes. Les festivals gastronomiques urbains peuvent indiquer les lignes de bus et de train locales qui desservent directement le lieu et éventuellement inclure un pass journalier dans le billet. Les festivals qui attirent un public venant de loin organisent souvent des navettes depuis les grandes villes ou les aéroports. Par exemple, Sziget Festival en Hongrie affrète un train spécial Sziget Express pour les fans depuis l’Europe occidentale. Au Royaume-Uni, Glastonbury propose depuis longtemps des forfaits billet + autocar et fait en sorte que plus de 65 000 festivaliers arrivent chaque année en autocar ou en train. Moins de voitures sur les routes signifie moins de carbone, moins de circulation pour la communauté locale et souvent une arrivée plus agréable pour les participants.

  • Vélo et mobilité locale : Si le lieu s’y prête, encouragez les déplacements à vélo. Prévoyez un parking à vélos, voire un service de voiturier à vélos aux entrées du festival. Certains événements urbains organisent des « balades à vélo » où des groupes de participants se rendent ensemble au festival. Un exemple original et inspirant : une entreprise britannique organise des randonnées guidées à vélo vers des festivals comme Glastonbury, sous le nom de « Red Fox Cycling », permettant aux participants d’arriver avec une empreinte carbone presque nulle tout en vivant une aventure sur le trajet. De même, certains organisateurs avisés encouragent la marche pour les habitants du secteur, ou proposent des vélos et trottinettes électriques en libre-service pour le dernier kilomètre depuis les arrêts de transport.

  • S’attaquer aux déplacements longue distance : Pour les festivals à dimension internationale, les vols deviennent un facteur important. Même s’il est difficile pour un organisateur de réduire le besoin de voyager sur de longues distances, plusieurs approches sont possibles. Vous pouvez d’abord compenser ces émissions en investissant dans des crédits carbone crédibles ou dans du carburant d’aviation durable pour le compte de vos participants (ou les encourager à compenser leurs propres vols lors de l’achat du billet). Une initiative précurseure vient de l’événement de musique électronique néerlandais DGTL Festival : l’équipe a financé l’utilisation de carburant d’aviation durable pour compenser les émissions liées aux vols de tous ses artistes, remplaçant ainsi le kérosène fossile par une solution moins carbonée. Ensuite, si votre festival gastronomique invite des chefs ou des intervenants connus du monde entier, essayez de regrouper leurs interventions afin qu’un seul voyage serve plusieurs objectifs, ou privilégiez la participation à distance pour certains contenus afin d’éviter les vols inutiles. Enfin, communiquez de manière transparente avec votre public international : montrez que vous avez conscience de l’impact des vols et envisagez de vous associer à des organisations environnementales pour proposer des conseils ou des avantages encourageant les séjours plus longs, afin qu’un voyage serve aussi de vacances et pas seulement de déplacement pour deux jours de festival.

  • Rendre le fret et la logistique plus durables : La logistique événementielle – acheminement des structures, transport des food trucks ou du matériel – contribue également aux émissions liées au transport. Privilégiez les fournisseurs locaux chaque fois que possible afin de réduire les distances parcourues par les approvisionnements et les exposants. Optimisez vos horaires et itinéraires de livraison pour éviter les trajets supplémentaires. Certains festivals ont commencé à utiliser des véhicules de service électriques sur site (comme des voiturettes de golf électriques ou des camions fonctionnant aux biocarburants) afin de réduire la consommation de carburant pendant le montage et le démontage. Si vous louez des groupes électrogènes, des toilettes ou d’autres infrastructures, choisissez des fournisseurs proches du lieu pour limiter les distances de transport et indiquez-leur que la durabilité compte dans votre sélection. Chaque kilomètre économisé en transport est une émission évitée.

Grâce à ces mesures, les festivals ont considérablement réduit leur empreinte liée au transport. Au Royaume-Uni, Shambala Festival fait par exemple figure de précurseur dans la gestion des déplacements du public : en 2018, 25 % de ses participants arrivaient grâce à des modes de transport durables. Même de petites améliorations font une grande différence lorsque des milliers de personnes sont concernées. Surtout, les organisateurs constatent qu’impliquer les participants dans la démarche – grâce à des campagnes ludiques ou à des informations claires – réduit les émissions, renforce la sympathie du public et crée un sentiment de communauté avant même l’arrivée sur place.

Comptabiliser les émissions : outils et méthodes

Réaliser le bilan carbone d’un festival implique de recueillir des données auprès de nombreuses sources. Cela peut sembler intimidant, mais de nombreux outils et ressources du secteur peuvent vous aider :

  • Calculateurs carbone pour les événements : Il existe des plateformes en ligne et des tableurs (certains gratuits, d’autres proposés dans le cadre de prestations de conseil) spécialement conçus pour les événements. Ces calculateurs demandent généralement des données comme le nombre total de participants, les modes et distances de transport, les combustibles utilisés (diesel, propane, essence), l’électricité consommée, les volumes de déchets, etc., puis les convertissent en CO?e. Au Royaume-Uni, l’organisation à but non lucratif Julies Bicycle propose par exemple des outils de mesure du carbone pour les industries créatives, tandis que des organisations comme A Greener Future (AGF) proposent la plateforme TRACE pour calculer l’empreinte carbone des festivals. Utiliser un calculateur standardisé garantit la prise en compte des principales sources (transport, énergie, déchets, hébergement, alimentation, etc.) selon des méthodes reconnues, comme le GHG Protocol.

  • Collecte des données : Contactez toutes les parties prenantes pour obtenir leurs données. Demandez au lieu les factures d’électricité ou les relevés de compteurs, suivez les commandes de combustibles (diesel, HVO, propane, essence) effectuées pour l’événement, interrogez les exposants sur leur consommation de combustible et, éventuellement, sur l’origine de leurs ingrédients (comme l’a fait Shambala), et demandez aux participants comment ils sont venus. Utilisez également votre plateforme de billetterie pour vous aider : de nombreux systèmes (comme Ticket Fairy) permettent d’ajouter des questions personnalisées lors du paiement, par exemple sur le mode de transport prévu ou le lieu de départ de chaque acheteur. Vous pouvez ainsi recueillir les données de transport en amont et commencer à estimer les émissions liées aux déplacements. Dans le cas de Shambala, l’équipe a travaillé avec les exposants gastronomiques pour enregistrer les ingrédients de chaque plat dans une application de calcul d’empreinte carbone et a recueilli les données de point de vente afin d’estimer les émissions liées à l’alimentation à 54,1 tonnes de CO?e pour le festival. Ce calcul reposait sur le poids et l’origine supposée des ingrédients. Cette approche très détaillée peut aller au-delà des moyens de nombreux festivals, mais elle montre la direction prise par le secteur. Même si vous commencez par des estimations simples, l’objectif est d’améliorer progressivement la précision des données.

  • Périmètres et limites : Décidez ce que vous souhaitez inclure : généralement le Scope 1 (combustion directe de combustibles sur site), le Scope 2 (électricité achetée) et les principales sources du Scope 3 (émissions indirectes), comme les déplacements, les déchets et les émissions des fournisseurs que vous choisissez de suivre. Pour un festival gastronomique, inclure l’empreinte des aliments et des boissons servis est une étape supplémentaire qui témoigne d’une démarche ambitieuse, compte tenu de son importance, comme le montrent les conclusions d’AGF sur l’empreinte des festivals. Définissez clairement vos limites dans tout rapport : par exemple, « nous avons inclus les déplacements des participants et l’énergie consommée sur site, mais pas la production des aliments et boissons vendus par les exposants », ou l’inverse. Avec le temps, vous pourrez élargir le périmètre pour obtenir une vision plus complète.

  • Accompagnement d’experts : Envisagez de faire appel à des consultants en durabilité ou de vous associer à des universités ou des organisations pour les évaluations plus complexes. Certains festivals collaborent avec des experts du climat pour produire des rapports annuels détaillés sur la durabilité. Si votre budget est limité, recherchez des étudiants locaux en sciences de l’environnement ou des groupes de bénévoles désireux de mesurer l’empreinte d’un événement dans le cadre d’une étude de cas. Cela peut aussi devenir une action d’engagement local.

À mesure que votre bilan carbone gagne en maturité, vous pouvez également évaluer les biens matériels associés à votre événement. Les émissions de l’industrie textile sont par exemple importantes : les produits dérivés du festival – t-shirts à votre marque, uniformes du personnel et tote bags – ont un coût environnemental caché. Choisir des vêtements durables et suivre l’empreinte de votre chaîne d’approvisionnement en produits dérivés est un excellent moyen de réduire davantage vos émissions du Scope 3.

Plans d’action : réductions et compensations

Après avoir comptabilisé les émissions, l’étape suivante consiste à fixer des objectifs de réduction et à mettre en œuvre des plans d’action. Commencez par les postes les plus importants – généralement le transport et l’énergie – pour obtenir le plus grand impact. Nous avons déjà présenté de nombreuses mesures possibles pour chaque domaine. L’essentiel est de les formaliser dans un plan qui puisse être communiqué et appliqué.

  • Fixer des objectifs atteignables : Utilisez votre bilan de référence pour définir des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps). Par exemple : « Réduire de 50 % l’utilisation des groupes électrogènes diesel en deux ans », « Faire passer le covoiturage des participants de 20 % à 40 % l’année prochaine » ou « Supprimer les bouteilles de propane à usage unique en fournissant une alimentation en gaz en vrac ». De nombreux festivals s’alignent sur des objectifs plus larges du secteur, comme réduire de moitié l’intensité carbone d’ici 2025 ou atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.

  • Impliquer tout le monde dans les solutions : L’empreinte carbone d’un festival est la somme de milliers d’actions individuelles, de la manière dont un exposant cuisine à celle dont un fan se déplace. Impliquez les exposants, le personnel et les participants dans l’atteinte de vos objectifs. Intégrez des consignes de durabilité dans les contrats des exposants (par exemple, utiliser de la vaisselle compostable, des ingrédients locaux ou limiter l’utilisation des groupes électrogènes). Formez votre équipe aux pratiques d’économie d’énergie. Lancez des campagnes destinées aux participants (« Prenez le train et gagnez un t-shirt gratuit du festival fabriqué à partir de fibres recyclées ! ») pour encourager leur participation. Plus les parties prenantes se sentent impliquées, plus votre plan a de chances de réussir.

  • Innover et investir : N’hésitez pas à tester de nouvelles solutions. Vous pouvez investir dans quelques mâts d’éclairage solaires mobiles pour vérifier leur fiabilité, ou essayer un groupe électrogène au biodiesel pour une scène. Les festivals sont de parfaits terrains d’expérimentation pour les technologies durables, car ils fonctionnent comme des villes éphémères. Au fil des ans, des investissements progressifs – achat de structures d’éclairage LED, ensemble de lampes décoratives réutilisables ou partenariat avec un fournisseur solaire – se traduisent par d’importantes économies de carbone et de coûts.

  • Compensations et au-delà : Même après des réductions ambitieuses, il restera probablement des émissions. Acheter des crédits carbone est une manière courante de les compenser. L’essentiel est de choisir des crédits réputés et vérifiés (par exemple, des projets relevant du Gold Standard ou du VCS) et de faire preuve de transparence. Au Canada, la Culinary Tourism Alliance a mesuré l’empreinte de ses événements gastronomiques Feast On® puis a compensé le carbone grâce à des projets locaux de conservation des forêts en Ontario. La compensation doit être la dernière étape, et non une excuse pour éviter les réductions, mais elle peut aider les événements à revendiquer une activité neutre en carbone si elle est menée de manière crédible. Certains festivals vont plus loin en contribuant à des projets durables à long terme : plantation d’arbres localement, financement de panneaux solaires communautaires ou investissement dans l’agriculture durable de la région, afin de contribuer au-delà du simple calcul carbone immédiat.

Communiquer de manière crédible sur l’empreinte de votre festival

La transparence est essentielle lorsque vous parlez de vos efforts en matière de durabilité. Les publics actuels repèrent rapidement le marketing insincère : le meilleur choix consiste donc à fonder votre message sur des données et sur l’honnêteté.

  • Publier les chiffres : Envisagez de publier un bilan d’impact de l’événement après le festival, en mettant en avant les principaux indicateurs : émissions totales de CO?, pourcentage de déchets détournés de l’enfouissement, pourcentage de participants ayant utilisé un mode de transport durable, etc. Glastonbury Festival, par exemple, partage sur son site des mises à jour détaillées sur la durabilité, notamment l’évolution de sa stratégie énergétique et ses initiatives liées aux déplacements. En partageant des chiffres réels, même s’ils ne sont pas tous positifs, vous démontrez votre responsabilité.

  • Célébrer les réussites et reconnaître les difficultés : Il est acceptable, voire sympathique, d’admettre qu’il reste du travail. Si 80 % de vos participants sont encore venus en voiture, vous pouvez dire : « Cette année, 20 % de nos visiteurs sont arrivés grâce à un mode de transport bas carbone : c’est un bon début, mais nous voulons progresser. Nous travaillons sur de meilleures incitations pour l’année prochaine. » Lorsque Shambala Festival a supprimé la viande, l’équipe a largement communiqué sur les économies de carbone et les raisons environnementales de cette décision, que la plupart des participants ont soutenue. À l’inverse, si quelque chose ne s’est pas déroulé comme prévu (par exemple, une scène solaire a rencontré des problèmes techniques et vous avez dû utiliser un groupe électrogène), dites-le clairement et expliquez comment vous y remédierez la prochaine fois. L’authenticité renforce la confiance.

  • Éviter le greenwashing et les affirmations excessives : Soyez attentif au choix des mots. Au lieu d’affirmations vagues comme « Ce festival est écologique », utilisez des déclarations précises : « Les opérations de ce festival ont émis 500 tonnes de CO?e, soit une réduction de 30 % par rapport à l’année dernière grâce à l’énergie solaire et aux programmes de covoiturage. » Si vous avez atteint la neutralité carbone grâce à des crédits carbone, expliquez ce que cela signifie (« nous avons compensé 100 % des émissions mesurées en investissant dans le parc éolien XYZ, ce qui a permis d’équilibrer notre budget carbone »). La crédibilité se gagne en étayant les affirmations par des faits et en étant transparent sur les méthodes.

  • Faire participer le public à l’histoire : Utilisez la signalétique et les réseaux sociaux pour mettre en avant vos efforts de durabilité en temps réel : « Vous avez peut-être remarqué les panneaux solaires près de la scène 2 : ils rechargent les batteries qui alimentent l’éclairage la nuit ! » ou « Apportez votre gourde : nous avons évité 10 000 bouteilles en plastique grâce aux points d’eau. » Après l’événement, une courte vidéo ou un article récapitulant les actions de durabilité et les résultats du bilan carbone peut renforcer le message. Certains festivals font même participer le public à la collecte de données, par exemple avec une « carte des trajets » où chacun indique son lieu de départ, ce qui rend visuellement l’impact de la distance parcourue.

  • Communiquer avec la communauté et les sponsors : N’oubliez pas de communiquer vos résultats environnementaux aux autorités locales, aux acteurs du territoire et aux sponsors. De nombreux sponsors ont leurs propres objectifs de durabilité et apprécieront que votre événement soit en accord avec leurs valeurs. Un rapport de bilan carbone bien documenté peut être un outil puissant dans les discussions avec les sponsors, en démontrant votre professionnalisme et votre sens des responsabilités. Il peut aussi faciliter l’obtention des autorisations et le soutien de la communauté si vous pouvez montrer à la ville que vous réduisez les effets du trafic et de la pollution.

En résumé, communiquer de manière crédible consiste à être honnête, précis et positif. Partagez le parcours, les réussites comme les enseignements, et invitez tout le monde à y prendre part. Les festivals ont une capacité unique à toucher les cœurs et les esprits. En étant transparent sur votre empreinte écologique et les efforts déployés pour la réduire, vous renforcez la réputation de votre festival tout en sensibilisant et en inspirant l’ensemble du secteur.

À retenir

  • Mesurer ce qui compte : Commencez par un bilan carbone complet couvrant les principales sources, comme la production d’électricité, l’utilisation du propane et du gaz, ainsi que le transport, et, si possible, l’alimentation et les déchets. Connaître votre situation de référence est la base de toute amélioration.

  • Le transport est le roi des émissions : Les déplacements du public et des participants représentent souvent la plus grande part de l’empreinte d’un festival (environ 60 à 80 % selon les études du secteur). Concentrez-vous sur le covoiturage, les transports en commun, les navettes et les autres solutions de mobilité pour agir sur cette part importante.

  • Nettoyer votre approvisionnement électrique : Remplacez ou réduisez les groupes électrogènes diesel. Les options comprennent les biocarburants (HVO/biodiesel), le recours au réseau électrique, les panneaux solaires, l’éolien et les batteries. Même des mesures simples, comme le bon dimensionnement des groupes et l’amélioration de l’efficacité énergétique sur site, peuvent réduire la consommation de carburant et les émissions.

  • Réformer la zone de restauration : Comptabilisez les combustibles de cuisson (propane, etc.) et cherchez des moyens de les réduire. Encouragez les pratiques efficaces, envisagez de fournir des solutions électriques ou des combustibles renouvelables, et reconnaissez que les aliments eux-mêmes ont un coût carbone. Proposer davantage de plats végétaux et privilégier les approvisionnements locaux peut réduire considérablement l’empreinte globale d’un festival gastronomique.

  • Planifier, mettre en œuvre, puis recommencer : Utilisez les données pour fixer des objectifs de réduction clairs. Impliquez toutes les parties prenantes – participants, exposants et équipes – grâce à des incitations et à la sensibilisation. La durabilité est un processus d’amélioration continue : chaque année, ajustez vos actions et suivez vos progrès.

  • Compenser avec intégrité : Neutraliser les émissions grâce à des crédits carbone peut être pertinent une fois les réductions maximisées. Investissez dans des projets de compensation réputés et soyez transparent. Lorsque c’est possible, associez les compensations à des projets locaux ou porteurs de sens, en accord avec la mission de votre festival.

  • Être transparent et l’assumer : Partagez ouvertement votre impact environnemental. Présentez les chiffres de CO? et leur contexte. Célébrez vos réussites (réduction de moitié du diesel ou taux de recyclage élevé, par exemple) dans votre communication, mais dites aussi clairement les domaines dans lesquels vous cherchez à progresser. Cette honnêteté renforcera la crédibilité de votre festival et son lien avec la communauté.

En comptabilisant systématiquement leurs émissions carbone et en travaillant activement à les réduire, les producteurs de festivals gastronomiques peuvent montrer l’exemple dans le secteur événementiel. Les festivals de demain peuvent être à la fois spectaculaires et durables : ils raviront les papilles des participants tout en maîtrisant leur impact environnemental. Avec une planification rigoureuse et une mise en œuvre engagée, même les festivals les plus gourmands peuvent ne laisser derrière eux que de bons souvenirs et une empreinte carbone considérablement réduite.


Foire aux questions

Quelle est la principale source d’émissions carbone des festivals ?

Les déplacements du public et des participants constituent généralement la plus grande source d’émissions, représentant souvent 60 à 80 % de l’empreinte carbone totale d’un festival. La concentration de milliers de participants se rendant en voiture ou en avion sur un même site crée un impact environnemental nettement supérieur à celui de la production d’électricité sur place ou du traitement des déchets.

Comment les festivals peuvent-ils réduire les émissions des groupes électrogènes diesel ?

Les organisateurs peuvent réduire les émissions des groupes électrogènes en passant à l’huile végétale hydrotraitée (HVO) ou en se raccordant au réseau électrique local. Le bon dimensionnement des groupes en fonction des charges réelles et l’intégration de systèmes hybrides avec panneaux solaires et batteries évitent également le gaspillage de carburant et réduisent fortement l’intensité carbone globale de l’événement.

Pourquoi le bilan carbone est-il important pour les festivals gastronomiques ?

Le bilan carbone permet aux organisateurs de mesurer de manière crédible leur impact environnemental, d’identifier les postes fortement émetteurs comme le transport et le propane, et d’éviter le greenwashing. Un suivi précis des émissions de gaz à effet de serre permet aux événements de mettre en œuvre des stratégies de réduction ciblées, d’économiser l’énergie gaspillée et de répondre aux attentes croissantes des participants et des sponsors en matière de durabilité.

Quelle quantité de CO2 le propane produit-il lors des festivals gastronomiques ?

La combustion d’un kilogramme de propane libère environ 3 kg de CO2, ce qui en fait une source d’émissions notable pour les festivals gastronomiques comptant de nombreux exposants. Par exemple, l’utilisation de 100 bouteilles standard de propane pendant un week-end produit environ 4 000 kg d’émissions de CO2. Pour les réduire, il est possible de passer à la cuisson électrique ou au biogaz.

Quel est l’impact de la production alimentaire sur l’empreinte carbone d’un festival ?

La production de nourriture et de boissons peut être la deuxième source d’émissions après les déplacements, avec une moyenne d’environ 35 % de l’empreinte totale d’un festival. Des ingrédients comme la viande sont très émetteurs de carbone. Les festivals peuvent donc réduire fortement leurs émissions en s’approvisionnant localement et en proposant des menus végétaux, ce qui peut permettre d’économiser des centaines de tonnes de CO2 par an.

Comment les organisateurs calculent-ils l’empreinte carbone d’un festival ?

Les organisateurs calculent l’empreinte en recueillant des données sur la consommation de combustibles, d’électricité et les déplacements des participants, puis en utilisant des calculateurs carbone spécialisés comme la plateforme TRACE ou les outils de Julie’s Bicycle. Ces outils convertissent des données telles que les litres de diesel, les kWh d’électricité et les distances parcourues en tonnes totales d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e).

Qu’est-ce que le carburant HVO et comment contribue-t-il à des événements durables ?

L’huile végétale hydrotraitée (HVO) est une alternative renouvelable au diesel, fabriquée à partir d’huiles usagées, qui peut remplacer directement le diesel fossile dans les groupes électrogènes. L’utilisation de HVO certifié durable peut réduire les émissions nettes de CO2 jusqu’à 90 %, permettant aux festivals d’alimenter leurs scènes et leurs équipements avec un impact environnemental nettement plus faible.

Quelles sont les méthodes efficaces pour réduire les émissions liées au transport des festivals ?

Réduire les émissions liées au transport consiste à encourager le covoiturage grâce au stationnement prioritaire, à organiser des navettes depuis les principaux pôles de transport et à nouer des partenariats avec les services ferroviaires. Les festivals peuvent aussi encourager le vélo auprès des participants locaux et utiliser les plateformes de billetterie pour recueillir des données sur les déplacements, améliorer la planification logistique et promouvoir les options de transport bas carbone.

Quelle est la consommation moyenne d’énergie par participant lors d’un festival ?

Les besoins électriques varient selon la taille de la production et les besoins de restauration, mais le repère standard du secteur est d’environ 0,5 kWh par visiteur et par jour. Les organisateurs peuvent utiliser cette base pour estimer les besoins totaux en électricité, dimensionner correctement la location de groupes électrogènes et calculer les émissions carbone prévues avant le début de l’événement.

Les organisateurs de festivals doivent-ils suivre l’empreinte carbone des produits dérivés de l’événement ?

Oui. À mesure que les programmes de durabilité gagnent en maturité, il est vivement recommandé de suivre les produits dérivés. Les émissions de l’industrie textile sont importantes : la production et le transport de t-shirts, d’uniformes et de tote bags à votre marque s’ajoutent à l’empreinte du Scope 3 de l’événement. Choisir des matières recyclées ou issues de sources locales peut contribuer à réduire cet impact.

Prêt à propulser votre festival ?

Notre plateforme de billetterie spécialisée pour les festivals gère les pass plusieurs jours, les formules VIP, les options camping et les opérations les plus complexes en toute simplicité.

Faites passer le mot

Записаться на демо

Посмотрите, как реферальная модель в среднем даёт на 20% больше продаж билетов, узнайте, какие кампании продают билеты, быстрее отвечайте покупателям и поддерживайте движение очередей.

Видеозвонок на 45 минут
Выберите удобное время